Bürki : Le BVB a manqué d’une « volonté infaillible »

Roman Bürki a gardé sa cage inviolée contre Wolfsbourg en sortant quelques jolies parades. Il revient sur cette rencontre malgré tout frustrante, qui s’est soldée par un score nul et vierge.

Roman, c’était un match étrange contre Wolfsbourg. L’adversaire s’est peu approché de ton but, mais il a réellement apporté le danger lorsque c’était le cas. Quelle est ton impression ?
C’était effectivement étrange. Nous avons senti que nous avons eu le match sous contrôle, sauf dans certaines phases. Si nous nous étions montrés plus appliqués en attaque et si nous avions fait preuve d’une volonté infaillible sur les grandes occasions, nous aurions gagné le match. Ce n’était malheureusement pas le cas, mais la saison continue.

Tu as sorti quelques parades formidables. L’intervention du pied en première mi-temps par exemple, ou lorsque tu as arrêté le ballon du bout des doigts peu avant le coup de sifflet final. À quoi penses-tu à ce moment-là ? 
Sur le tir peu avant la fin du match, j’avais heureusement un peu le temps de faire un pas et ensuite me détendre autant que possible. Sur l’intervention du pied, c’est un pur réflexe. Tu ne t’en rends même pas compte. Tu sors de ta cage, tu vois vaguement le ballon, mais tu sais où il arrive plus au moins. C’est quelque chose qu’un gardien apprend à faire, mais il faut aussi naturellement un peu de chance.

Sais-tu à l’avance si tu peux intercepter un long ballon aérien comme celui qui a été tiré peu avant la fin de la rencontre ou pas ? 
« Parfois, on ne peut pas le savoir, mais le plus important pour moi est de me jeter vers le ballon, même si je sais que je ne vais pas y arriver. Chaque gardien a déjà vécu une situation où il pensait ne pas pouvoir atteindre la balle, mais il l’a finalement touchée. C’est exactement ce qui m’est arrivé aujourd’hui et j’ai heureusement pu l’arrêter du bout des doigts.

Nous avons été intrigués par un évènement. À un moment de la deuxième mi-temps, Erik Durm est venu vers toi et t’a donné quelque chose. Qu’est-ce qui s’est passé ? 
J’étais malade au camp d’entraînement et je n’ai pu m’entraîner que deux fois avec l’équipe. Je n’ai pas non plus participé aux matches amicaux. J’ai ensuite ressenti une faiblesse aux mollets et j’ai manqué de force dans mes dégagements vers la fin. Erik m’a apporté du magnésium et un peu du sucre pour que tout rentre rapidement dans l’ordre.